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Méthode de disserts, comment garder des amis, que faire pour rester en vie, tous les trucs sophistes qui plaisent aux profs... avec ça, y'a de quoi "succedere in khagna" !!! :) bonne visite !

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Balzac - Pierre Grassou

Voici, à associer au cours sur Le chef d'oeuvre inconnu, un court cours sur la nouvelle Pierre Grassou.

L'édition utilisée est celle de Folio Classique, par Adrien Goetz.

 

Pierre Grassou :

Publié en 1839 dans un recueil.

 

Le titre : il réfléchit à des titres pour l’encyclopédie de Curmer : L’artiste, Le rentier (…). 2e projet pour la presse : Un gendre. Balzac n’a finalement écrit que Le rentier, mais il a certainement repris le projet L’artiste et Un gendre pour écrire Pierre Grassou.

La nouvelle était plus courte d’un tiers : partie rajoutée pour l’édition livresque.

 

A la recherche du bon titre : 1er inscrit sur le manuscrit : L’artiste. Puis ça devient Les génies méconnus, devenu L’honnête artiste, puis L’artiste estimable, puis Le peintre des bourgeois, et enfin Pierre Grassou. La nouvelle est donc conçue comme un type, le type de l’honnête artiste. La plupart de ces expressions sont présentes dans la nouvelle pour désigner l'artiste.

 

Les personnages : Bridau fait figure du peintre génial, face au médiocre Pierre Grassou, et rappelle ainsi Frenhofer.

On peut voir le réalisme de Balzac dans l'évocation de 6 peintres réels.

Sevrin, Sommervieux et Shinner sont des peintres imaginaires, tandis que Granet, Drolling, Duval-Lecanus sont réels.

Dans la version antérieure, tous les peintres étaient réels : Granger, Gros, Deveria, Lethière.

Certains détails sont floués, à cause du trop plein de travail de Balzac : Pierre a 37 ans, même trois ans plus tard.

Léon de Lora : peintre inventé, comme Joseph Bridau. Ce dernier est un personnage secondaire de Pierre Grassou, mais  c'est le personnage principal de La rabouilleuse.

Elias Magus est un magicien, car il vieilli les tableaux et rend les tableaux de Pierre Grassou beaux pour la gallerie, et il les revend ainsi beaucoup plus chers.

 

Pierre Grassou : Grassou est aussi cité dans autres romans, où il est synonyme d’artiste des bourgeois (peu flatteur dans la bouche de Balzac).

Sa carrière : c'est un opportuniste politique puisque La toilette d’un chouan condamné à mort est censé flatter les révolutionnaires vendéens. Quand Pierre Grassou est enfin admis au Salon, c’est parce qu'il n’y a plus de jury. S’il est pris à la garde nationale, c’est parce que c’est un bon citoyen ; comme pour la légion d’honneur. Et à nouveau pour Versailles, la commande du tableau est motivée par son acte citoyen : il était à la garde nationale lors du 12 mai 1830 (qui est le sujet du tableau commandé).

C’est un donc un peintre sans talent, il a réussi grâce à son obstination et au fait qu’il soit bon citoyen. Mais il en est conscient.

 

 

Forme crirculaire du récit : il commence en 1839 (« aujourd’hui »), puis retour en 1832, puis retour à sa naissance. On revient en 1832, puis en 1839. L’élément enchâssant est un discours où Balzac expose ses idées : Pierre Grassou n’est que l’illustration d’un discours à portée générale. Formule répétitive : « depuis » ou « dès que » ou « maintenant que » qui renvoient à la révolution de juillet 1830, c'est-à-dire à la fin du salon qui était signe de démocratisation de l’art ; donc fin de la démocratie = mort de l’art. Embourgeoisement de l’art =  mort de l’art. Pierre Grassou est peintre bourgeois, peinture de copie essentiellement, c'est donc un de ces peintres qui participent à la mort de l'art.

Fugitive réappatition du discours au sein de la narration : p 283. On y trouve l'adage : opposition poète-créateur / copieur-imiteur.

« Mourir à petit feu » : l’artiste à un « capital d’énérgie », le génie est celui qui accepte de le dépenser jusqu’à la mort. Copier est du côté de « l’épargne d’énergie » (Pierre Grassou épargne son argent, même notaire que Vervelle).

Le suffrage universel favorise l’éléction des médiocres pour Balzac, discours sur l’art qui s’élargit au politique.

Les bourgeois ne veulent donc pas de grandes toiles de maîtres chez eux, mais peintures de genre, portraits, copies à on passe du « grand art » au « petit art ». Walter Benjamin : L’œuvre d’art à l’heure de la reproductibilité technique.

-> Pierre Grassou est un discours sur la mutation historique de l’art.

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B
il manques certains détails mais globalement, c'est bien..<br /> Merci.
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